avr 13 2009

La blessure de Drury plus sérieuse que prévue?

J’étais en train de terminer mon article sur le premier tour contre Washington (qui sera prêt demain), quand j’ai appris la nouvelle. Chris Drury pourrait manquer le début des séries mercredi. Il ne sait pas entrainé depuis vendredi, mais les nouvelles ne semblaient pas plus alarmantes. J’espère avoir de meilleures nouvelles avant mercredi, ce serait un coup dur pour les Rangers. Je reste confiant tout de même connaissant le temprérament de gagnant du  bonhomme.[/lang_fr]


avr 11 2009

Merci Henrik.

C’est fait, les Rangers participeront aux Playoffs 2009. Grâce à la victoire de jeudi face aux Flyers de Philadelphie sur le score de 2-1, l’équipe s’empare provisoirement de la septième place. Henrik Lundqvist à réalisé le match parfait en arrêtant 37 tirs sur 38, et en effectuant un arrêt monstrueux en troisième période pour permettant à son équipe de rester en tête. Markus Naslund et Ryan Callahan ont marqué pour New York, Philadelphie a répondu par Daniel Brière. 2 assistances de Chris Drury. Il est bon de voir à quelques jours des playoffs, le gardien et le capitaine New Yorkais réagir comme ils l’ont fait cette semaine. C’est toujours bon pour la confiance de l’équipe.

Les Rangers gardent leur destin en main. Ils peuvent terminé 7ème de la conférence avec une nouvelle victoire demain à Philadelphie (ou une défaite de Montréal ce soir…). Dans ce cas, ils affronteront les Capitals de Washington. S’ils terminent 8ème, ce sera Boston. Dans les deux cas, cela ne sera pas évident, mais je pense que les Rangers ont les moyens de créer la surprise. J’aurai le temps d’y revenir avant le début des playoffs prévu pour le 15.

En attendant, voici une petite surprise avec ce documentaire diffusé sur MSG et retraçant les meilleurs moments en playoffs dans l’histoire des New York Rangers…

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avr 09 2009

Dr. Jekyll and Mr. Clutch.

Tant décrié cette année, Chris Drury a rassuré les partisans des Rangers et ses fans (il en reste encore, si si..) dans ce qui est pour l’instant le match le plus important de la saison pour l’équipe New-yorkaise. Drury a réalisé la rencontre parfaite, offrant aux Rangers deux buts qui pourraient s’avérer décisifs dans la course aux playoffs. L’espace d’un soir, il a fait oublier sa mauvaise saison, et est redevenu « Captain Clutch », surnom qui lui fut donné à Colorado pour son aptitude à marquer dans les moments importants. La victoire était impérative hier soir face à une équipe de Montréal toute aussi désespérée et également à la recherche de points. Les joueurs devaient répondre présents, pour leurs supporteurs, pour le staff, mais surtout, ils devaient le faire pour eux-mêmes après deux dernières semaines difficiles.

L’arrivée de John Tortorella en tant que nouvel entraineur a fait du bien à l’équipe, mais cela ne pouvait pas durer éternellement. Une fois le momentum des premières semaines passé, certaines mauvaises habitudes sont réapparues. Que ce soit le jeu de puissance inexistant, l’incapacité de marquer et de gagner un match en troisième période, ou encore les contre-performances de certains vétérans, dont le capitaine Chris Drury. Mais il a rappelé à tout le monde mardi qu’il reste un grand joueur. Souvent critiqué pour sa non-présence sur la glace, ses contre-performances à répétition et certaines déclarations d’après match discutables, son engagement et son envie de gagner ce match étaient évident. S’il met autant d’énergie dans les derniers matchs de la saison il sera intéressant de voir l’impact que cela aura sur l’équipe.

Comme je le disais dans un précédent article, je pense que cette saison est pour Chris Drury, comme pour Scott Gomez, une année de transition. Beaucoup (trop) de fans réclament la tête de ces 2 joueurs. Cela serait une erreur. On ne peut pas continuellement changer l’ossature d’une équipe tous les deux ans. Donnons-leur une année supplémentaire, surtout que le virage, résolument offensif, entamé avec l’arrivée de Tortorella derrière le banc semble prometteur. Avec les bons ajustements durant l’été, je suis convaincu que Drury et Gomez ont encore beaucoup à offrir à l’équipe. Et je suis également persuadé qu’ils le veulent, j’en ai marre d’entendre toujours la même chose au sujet de leur salaires et du fait qu’ils se la coule douce. Ce n’est quand même pas de leur faute si le recrutement à été médiocre l’été dernier. Arrêtons de leur mettre sur le dos les erreurs commises par d’autres, ça en devient ridicule, certains supporteurs feraient mieux d’arrêter de trainer sur certains forums. A force de lire des conneries, il y a un moment où l’on arrive forcement à croire qu’elles sont vraies. Drury et Gomez ne peuvent jouer leur meilleur hockey que lorsque certaines conditions sont réunies, et ces conditions sont loin d’avoir été réunies l’été dernier lors du recrutement.

Pour en revenir au match, Drury s’est finalement comporté comme tout capitaine se doit de le faire lors d’un match de cette importance. Et non seulement cela s’en ai ressenti dans son propre jeu, mais cela s’est également répercuté sur le reste de l’équipe. Après un début de match timide, mais légèrement à l’avantage de Montréal, les Rangers imposent peu à peu leur rythme. Et c’est assez logiquement qu’ils prennent l’avantage dès la 13ème minute, après un gros effort de Ryan Callahan dans le cercle, qui s’empare subtilement du palet dans les patins de Mike Komisarek, palet reprit par Drury qui d’un tir instantané du poignet, trompe Carey Price dans un angle loin d’être évident. Un très joli but. La première période se termine sur un score de 1-1, après que Dandenault, suite à un cafouillage devant la cage de Henrik Lundqvist ne remette les deux équipes à égalité d’un tir du revers.

C’est en deuxième période que le match se décante, les blueshirts réalisent la période idéale, certes face à une équipe du Canadien privée de 2 pièces maitresses en défense, Markov et Schneider, mais leur performance n’en demeure pas moins au dessus de la moyenne. Il faut féliciter l’effectif au complet, derrière Drury, c’est un groupe solide et affuté qui s’est présenté au Garden avec une seule idée en tête, la victoire et rien d’autre. Sean Avery pour commencer, fidèle à lui-même, qui réalise l’un de ses meilleurs match depuis un moment. Son forecheck a été monstrueux, il a fait preuve d’une très grande intelligence dans le contrôle du palet en zone offensive. Avery et très grande intelligence dans la même phrase, il fallait oser… ;) Bref, c’est suite à l’un de ses nombreux échecs avants qu’il réussi à glisser le palet en retrait vers un but déserté par Carey Price, pas exempt de tous reproches ici. Antropov, dans un plongeon désespéré, se jette sur le palet et l’envoi au fond des filets. Pour ceux qui mettraient en doute l’éthique d’Antropov et son engagement physique ou mental, je crois qu’ils ont eu une réponse. Pas sûr que un autre joueur de cette équipe aurait eu « los cojones » de se jeter, tête la première vers le but. Si j’étais Glen Sather, ma priorité numéro une le premier juillet, serait de signer le géant Kazhak. Quitte à laisser partir Zherdev s’il le fallait.

2-0 Rangers à la 23ème minute. Cinq minutes plus tard, Ryan Callahan, déjà présent sur le premier but, sort le palet de sa zone défensive par le côté droit, et d’un coup de pied, le passe à Drury qui a suivi. Celui-ci s’en empare, rentre en zone offensive et à la suite d’un une-deux avec Naslund conclu l’action en poussant le palet dans le but de Price. Un troisième but qui montre la détermination et l’envie de cette équipe. Les Rangers terminent la période sur un score de 3-1. Naslund et Callahan ont été les meilleurs avants sur la glace après Drury. Cette ligne sera probablement reconduite ce soir contre les Flyers. Il serait aussi étonnant de ne pas retrouver Antropov aux côtés de Gomez et Avery. Même si le jeu de puissance n’a pas marqué hier soir, il a néanmoins montré de bonne chose, notamment par Rozsival.

Une troisième période qui ne donnera rien de plus. Les blueshirts remportent leur 41e victoire de la saison, et se rapproche un peu plus des playoffs, surtout que dans le même temps, les Panthers n’ont pas réussi à l’emporter sur Philadelphie. Florida reste à 2 points derrière. Prochain match ce soir contre les Flyers avec, en cas de victoire, une place assurée en série, peu importe le résultat des autres équipes. Si Drury et certains joueurs reproduisent le même effort lors des prochaines rencontres, cette équipe pourrait bien jouer les trouble-fêtes dans une semaine.


avr 06 2009

Un Ranger court-il plus vite qu’une Panthère?

Et cette année, dans la catégorie du titre le plus débile, le gagnant est… Hum… C’est pourtant à peu de chose près à quoi se résume cette  deuxième semaine d’avril. La saison prend fin dimanche et les Rangers sont loin d’avoir assuré leur  participation aux playoffs, surtout avec une équipe des Panthers de Floride qui ne veut pas lâcher le morceau. Une dernière semaine qui s’annonce très stressante à suivre lorsque l’on voit le calendrier des Blueshirts. Un premier match demain à New York contre Montréal, puis le double affrontement contre Philadelphie vendredi et dimanche.

L’idéal serait que les Rangers remportent ces trois matchs. Dans ce cas de figure, aucun problème, l’équipe participera aux playoffs, avec un petit regain de confiance intéressant au passage. Mais, et il y a toujours un mais, l’équipe a  baissé de rythme lors des 7 derniers matchs avec un bilan de 2-4-1, quinze buts marqués, et un power play toujours aussi inoffensif. Rien de bien reluisant à l’entame de cette semaine donc, sans oublier les deux dernières défaites consécutives contre Carolina et Boston. Voici le classement aujourd’hui, Les Rangers sont devant la Floride car ils comptent une victoire de plus, c’est le premier critère pris en compte pour départager deux équipes à égalité. Et heureusement que l’on a pas besoin de faire appel aux autes critères…

Boston, Washington, New Jersey, Philadelphie (99,9%) et Carolina sont déjà qualifiés. De leur côté, Ottawa, Toronto, Atlanta, Tampa Bay et les Islanders sont éliminés. Plusieurs scénarios permettent aux hommes de John Tortorella de se qualifier, l’idéal restant toujours une série de trois victoires. Mais dès que les Rangers concèdent une défaite, les choses se compliquent. A savoir que les Panthers, s’ils veulent se qualifier, doivent impérativement terminer avec un point de plus que les Rangers. Afin de vous éviter de sortir les calculettes le moment venu, ce qui arrivera très certainement à un moment ou à un autre cette semaine (…), voici les différents scénarios possibles:

– Si les Rangers terminent à 3-0-0 (95 pts) , ils sont qualifiés, même si les Panthers finissent avec un bilan de 3-0-0 (95 pts) également. Pas de soucis ici.

–Si les Rangers terminent à 2-0-1 (94 pts), les Panthers seront qualifiés avec un bilan de 3-0-0 (95 pts), en dessous, ce sont les Rangers.

– Si les Rangers terminent à 2-1-0 (93 pts) et que les Panthers finissent à 3-0-0 (95 pts) ou 2-0-1 (94 pts), ces derniers sont qualifiés.

Ensuite cela se complique, et New York voit son destin lui échapper des mains un peu plus, rappelons que les Panthers ne vont pas lacher le morceau facilement:

– Si les Rangers terminent à 1-0-2 (93 pts), ils se qualifient uniquement si les Panthers terminent à 2-1-0 (93 pts) ou 1-0-2 (93 pts), voire en dessous.

–Si les Rangers terminent à 1-1-1 (92 pts), les Panthers n’ont juste qu’à finir à 2-1-0 (93 pts) ou 1-0-2 (93 pts) pour se qualifier.

Bref, plein de possibilités s’offrent aux Rangers, et une semaine moyenne pourrait suffire pour accrocher le bon wagon. Même des bilans de 1-2-0 ou 0-0-3 pourraient être suffisant, mais il ne faut pas trop rêver. D’autant plus que Buffalo serait relancer et pourrait décrocher le dernier billet. Les joueurs ont leur destin en main, ils savent ce qu’ils doivent faire pour s’offrir ce sursis. Et pourquoi pas passer un tour ou deux ensuite? On ne sait jamais, les playoffs me semblent assez ouverts cette année, et même une équipe des Rangers en demi-teinte, est toujours capable de sortir de gros matchs de temps en temps.

Reste à voir sur qui nous tomberions au premier tour. Je ne vais pas commencer à spéculer, mais cela sera soit Boston (85%), soit Washington (7,5%), soit New Jersey (7,5%). Le premier tour idéal? Les Devils sans hésiter, la victoire de la semaine dernière 3-0 en est un bon exemple. Il semble de plus en plus évident, et les chiffres semblent aller dans ce sens, que les Devils ne peuvent pas battre les blueshirts lorsque ceux-ci alignent Lundqvist et Avery dans leur effectif. Je dirais que c’est 50-50 ensuite entre les Bruins et les Capitals. D’un côté, contre Boston, une série très fermée, avec des matchs très serrés, peu de buts. On pourrait avoir quelques belles (ou amères…) prolongations. De l’autre côté, contre Washington, une série plus ouverte, où tout peut arriver, mais surtout dans laquelle les Rangers auraient moins de difficultés à marquer face à une défense moins expérimentée, et dont le gardien est un point faible.

Mais rien ne sert sert de courir… Prenons, les matchs un par un. Une bonne nouvelle tout de même, nous jouons les deux prochains matchs au Garden. J’aurai l’occasion de revenir dans la semaine sur cette dernière ligne droite, espérons avec de bonnes nouvelles. Une dernière chose, depuis la seconde guerre mondiale, les Rangers n’ont raté les playoffs qu’à trois reprises quand ils ont dû battaillé pour une place avec cinq matchs ou moins à jouer.

LGR!

Nouvelle de dernière minute: Selon le Globe and Mail, Andrei Markov et Mathieu Schneider ne seront pas sur la glace ce soir lorsque le Canadien affrontera les Senators d’Ottawa. Ils sont incertains pour demain soir. Comme quoi, la semaine ne commence pas si mal.


mar 31 2009

Les Rangers blanchissent les Devils 3-0.

Les Devils ont concédé leur cinquième défaite de suite hier soir face à une équipe des Rangers affamée après la décevante défaite de samedi contre les Penguins de Pittsburgh. Qu’on ne s’y trompe pas, la performance des blueshirts face à leur éternel rival à été selon moi exceptionnelle pour bien des raisons. En s’appuyant sur une défense solide, un gardien en pleine possession de ses moyens et un forecheck imposant, les Rangers se sont offert une bouffée d’air frais à seulement cinq matchs de la fin de la saison régulière. Cette rencontre est tout simplement la plus complète réalisée par l’équipe depuis la prise de fonction de John Tortorella.

Une première période intense des deux côtés, mais qui verra au fil des minutes les Rangers se faire de plus en plus pressant et assaillir le but de Brodeur. Au final, 0-0, une équipe des Devils qui tient bien le choc, mais comme bien souvent, uniquement grâce au brio de son gardien (et ça m’en coûte de le dire, mais rendons à Brutus (^^,) ce qui appartient à Brutus). La défense New Yorkaise, malmenée lors des derniers matchs, notamment depuis la blessure de Michal Rozsival, à répondu présente et les trois trio se sont montrés soudés et consistent tout au long du match. Dan Girardi, dont ce fut peut-être le match le plus solide de la saison, est à mettre en avant. Après 4 minutes en deuxième période, Sjostrom lui remet un palet à la ligne bleue, et il décoche un tir ras de glace qui ne laisse pas d’autre choix à Brodeur que d’accorder un rebond, rebond que Dubinsky ne se privera pas de reprendre pour donner l’avantage aux locaux, 1-0 Rangers.

A peine 2 minutes plus tard, Chris Drury et Nik Antropov se joue de la défense de New Jersey, avant que le géant Kazakh ne glisse subtilement le palet à Girardi, en haut du cercle, qui d’un tir du poignet trompe Brodeur. Ce dernier aura beau pleurer auprès de l’arbitre pour une raison qui m’échappe à la vue du ralenti, cela ne changera rien, 2-0 Rangers après 27 minutes. Le match continue sur un rythme très élevé, on sens que les playoffs se rapprochent, il suffisait de voir la foule au Garden hier soir, jamais de la saison, elle n’a autant encouragé l’équipe. Les MAR-TY, MAR-TY, visant à chambrer le gardien des Devils, se voyaient inexorablement suivis 2 minutes plus tard par des HEN-RIK, HEN-RIK, pour acclamer les arrêts du portier suédois. Et il n’y a pas eu photo hier soir, une nouvelle fois Lundqvist à surpassé Brodeur, il en est maintenant à 14 victoires pour 6 défaites face au plus grand gardien de l’histoire (@?#!* Brodeur!!!) en saison régulière, avec uniquement 2 de ces 6 défaites en temps réglementaire. Un Lundqvist retrouvé, qui décide de sortir son meilleur jeu juste avant les playoffs, c’est encourageant.

Ou en étais-je? 2-0? Ah oui, Girardi du poignet. Il ne faudra pas dix minutes à Callahan pour crucifier Brodeur une troisième fois. Après un bon travail de Avery dans la zone neutre, et une passe de Gomez, le jeune joueur originaire de Rochester, New York, trompait Brodeur d’un snap shot magnifique. Callahan en est maintenant à 35 points, mais surtout il est le 4e meilleur buteur de l’équipe avec 21 buts, 3ème si l’on ne compte pas Antropov arrivé à la deadline. Pas beaucoup de monde aurait miser un kopeck sur une saison si prolifique pour Callahan, surtout après la crise traversée par l’équipe cette année.

Le troisième tiers-temps ne donnera rien, Les Devils essayant tant bien que mal de revenir au score pour finalement exploser à la cinquantième minute, récoltant les pénalités les unes après les autres. Il est marrant de voir à quel point Avery, en simplement bougeant le petit doigt arrive à rendre fou ces Devils, un vrai bonheur de les voir tomber dans le panneau à chaque fois. Une confrontation Devils-Rangers au premier tour des playoffs, après le match d’hier, ne serait pas pour me déplaire. Mais nous n’y sommes pas encore, et si New Jersey est d’ors et déjà qualifié pour la deuxième partie de saison, il nous reste cinq matchs difficile pour nous aussi décrocher la fameux sésame, dont trois  à l’extérieur contre Carolina (jeudi), Boston (Samedi) et Philly (12 avril)…


mar 13 2009

Tortorella envoie un message aux joueurs.

Que s’est-il passé entre la première et la deuxième période hier, dans le match opposant les Rangers aux Predators de Nashville? C’est un John Tortrella énervé et insatisfait du travail de l’équipe dans le premier tiers qui a quitté le banc, et on pouvait le sentir bouillonner de l’intérieur. Une fois la porte du vestiaire close, Tortorella n’y est pas aller par quatre chemins pour exprimer son mécontentement aux joueurs. Que leur a-t-il dit? Mystère, mais une chose est sûr, l’équipe qui est revenue sur la glace pour la deuxième période n’était plus la même.

Après avoir pris rapidement l’avantage par Sean Avery, les Rangers sont retombés dans leur travers habituels. Et sur une pénalité de Markus Naslund pour interférence, les Predators égalisent sur un tir de Shea Weber, après un magnifique une-deux avec Tootoo, pour effacer Girardi. Lundqvist bien placé pourtant voit le palet rebondir sur son épaule avant de terminer sa course dans les filets, au ralenti. Avec ce 18ème but cette saison, Weber égalise le record de la franchise pour le plus grand nombre de buts marqués par un défenseur.

Les déboires des Blueshirts ne sont pas finis dans cette période, ou plutôt devrais-je dire les déboires de Zherdev et Naslund ne sont pas finis. A peine 4 minutes après le premier but, Zherdev alors en possession du palet dans la zone offensive veut remettre le palet en retrait à Staal. Palet intercepté par Dumont favorisant le développement d’un 3 contre 2 dans l’autre sens. Dumont conclu l’action et donne l’avantage aux Predators 2-1.

Là où Tom Renney aurait surement passé l’éponge, John Tortorella veut que les choses soient bien clair. Et hormis son petit speech de la première pause, Zherdev et Naslund ont payé le prix fort pour leur manque d’engagement. Zherdev, qui, à la manière d’un Kovalev a fait preuve d’une certaine paresse, a tout simplement été invité à regarder le reste du match sans y prendre part, il n’aura joué que 6 minutes et 9 secondes en première période. Traitement similaire pour Naslund qui semble avoir du mal à s’habituer au nouveau système, notamment niveau patinage.

J’adore tout simplement Tortorella pour ne pas hésiter à punir ses meilleurs joueurs quand ceux-ci se relâchent. Renney ne l’a pas fait assez, voire pas du tout, au cours de l’année. Vu la réaction de l’équipe dans les 40 dernières minutes, la bonne décision à été prise. Fini la lune de miel entre l’entraineur et les joueurs. Zherdev out, Callahan prenait sa place aux côtés de Gomez et Avery, et cette combinaison a fonctionné brillamment. Scott Gomez déviant un tir de Callahan redonnait l’avantage aux Blueshirts en début de second tiers. Et avec 17 tirs à 6 en faveur des visiteurs, c’est fort logiquement qu’en fin de période, Marc Staal, après un travail de Gomez et Callahan une nouvelle fois, envoyait le palet au fond des filets.

Les Rangers reprenaient l’avantage, et ne le lâcheraient pas. Ils marqueront même un 4ème but par Sjostrom en infériorité numérique bien servi par Betts, sur une contre-attaque rapide à deux contre un ne laissant aucune chance à Ellis. Une victoire 4 à 2 à l’extérieur qui vient au bon moment pour l’équipe après le faux-pas de lundi dernier face à Carolina. Nous reprenons la septième place au classement, 14 matchs à jouer, rien n’est encore fait pour les playoffs. Deux matchs ultra importants ce week-end, avec un double affrontement « home and home » contre les Flyers.


fév 25 2009

Glen Sather sort de son silence.

Glen Sather, si peu bavard en temps normal est pourtant sorti de son mutisme hier lors d’une conférence de presse par téléphone avec certains journalistes. Cela bien évidemment suite à sa décision de renvoyer Tom Renney et d’engager à la place John Tortorella. Beaucoup de questions  se posent aujourd’hui sur cette décision et sur les répercutions que celles-ci vont avoir sur l’équipe à court et moyen terme. Rick Carpiniello propose une transcription intégrale de l’entretien à Rangers Report. Vous pouvez y accéder ici et ici.

Sather sur sa décision de renvoyer Tom Renney:

J’y pensais sérieusement depuis deux semaines. J’ai vu l’équipe commencer à chuter au classement, après le début de saison et la manière dont nous jouions, faisant circuler le palet, le contrôlant, notre jeu s’est érodé et je pensais que tôt ou tard quelque chose devrait être fait. Je ne souhaitais pas en arriver là, mais nous y sommes maintenant. Après les deux ou trois derniers matchs, il était évident que nous devions faire quelque chose.

J’ai parlé à Tom ce matin. Comme vous le savez, c’est quelqu’un de digne, un homme très intelligent. Ce fut quelque chose de très difficile à gérer pour nous deux. Mais il l’a bien prit. C’est un professionnel, il comprend le métier d’entraineur, il comprend la mentalité des joueurs quelque fois et il sait que beaucoup de choses sont en dehors de son contrôle. Et un entraineur ne peut s’en tenir que ce à quoi il pense être le plus juste. C’est de cette manière que Tom approchait son travail. C’est quelqu’un de vraiment optimiste, de vraiment enjoué tous les jours. Il approchait chaque situation très professionnellement, et je ne pourrais en dire assez sur la manière dont il a travaillé avec nous au cours des 3 et quelques dernières années. »

« Nous avons tenu bon nombre de réunions avec les joueurs, avec le staff, et nous avons essayé d’analyser au mieux la situation. Nous avons passé énormément de temps en salle de visionnage, essayant de comprendre ce qui n’allait pas. Aucune réponse concluante n’en est ressortie. Nous avons perdu notre élan à un certain point de la saison. Peut-être le match à Toronto, où nous menions 2-0 à sept minutes de la fin et il a eu ce palet perdu qui a fait basculer le match, que nous avons perdu 6-2. Ou bien le match contre Washington où nous menions 4-0 avant de perdre finalement 5-4. Nous devons être plus une équipe qui attaque, qui va de l’avant qu’une équipe qui se retire et se retranche dans sa propre zone. »

C’est peut être ce dernier point qui semble avoir fait pencher la balance, où plus exactement une déclaration de Renney suite à la défaite du 15 février dernier contre les Flyers. Renney à déclaré, je cite: « Cette équipe ne joue pas pour gagner mais pour ne pas perdre ». Cela me semble assez révélateur de l’état d’esprit du coach et de l’équipe en générale. Le moral est tombé au plus bas. Nous sommes arrivés à un point où l’équipe n’arrivait plus à aller de l’avant, les deux matchs que Sather cite dans son interview me semble également des points clé de la saison qui ont fait basculer le groupe sur la mauvaise pente. Je continue de penser que Renney n’est et n’était pas le seul responsable pour ces résultats, je ne vais pas revenir en détail là-dessus aujourd’hui, prochainement surement, mais les contrats de Gomez, Drury et Redden, les différentes drafts râtés sous l’ère Sather, les contre performances de certains joueurs cette année, sont autant d’exemples et de raisons possibles pour expliquer la situation actuelle dans laquelle nous nous trouvons. Mais d’un autre côté comme « Slats » le dit, quelque chose devait être fait. Un fossé semblait se creuser de plus en plus entre les joueurs et l’entraineur. Renney à tout essayé au cours des dernières semaines pour redresser la barre, sans résultats.

Les joueurs ont toujours l’envie de gagner, d’avancer, le dernier match en est la preuve, menés deux fois au score dans le dernier tiers, ils trouvent les ressources nécessaires pour égaliser dans la dernières minute. Mais en prolongation, Renney décide de jouer la défensive en faisant sortir Betts sur ce 4 contre 4. Le but n’était pas ici de jouer la gagne mais bien la montre pour atteindre la fusillade et offrir un nouvelle occasion à Lundqvist de briller dans cet exercice. Une grosse erreur. Et c’est peut-être bien là le problème de cette équipe, de se replier sur elle même bien trop souvent au lieu de se jeter en avant à l’assaut des buts adverses. Un système défensif efficace mis en place par Renney au cours des saisons, mais qui à, selon toutes vraisemblances atteint sa limite cette année, avec l’effectif mis en place lors de l’inter-saison. Honnêtement, même si je le regrette un peu quelque part, ce changement d’entraineur était le bon choix pour remettre l’équipe dans la bonne direction. John Tortorella est surement l’anti-thèse de Renney, il devrait redonner un peu de fougue à ce groupe, et contrainement à Renney si un joueur contre-performe, Il n’hésitera pas à dimiuer son temps de glace.

Sather sur Tortorella:

« Torts est certainement beaucoup plus hargneux et différent comme entraineur… Je crois qu’il va apporter cette hargne et beaucoup de solutions que nous n’avons pas résolu. Ce n’est pas ue critique envers Tom, ce sont deux styles totalement opposés. »

« Je ne connaissais pas du tout John en 2000… J’avais parlé à John Muckler, j’ai parlé un peu à John (Tortorella), et j’ai pensé qu’il était honnête, mais ces deux-là avait tellement fait du mauvais travail qu’ils méritaient d’être viré. J’ai aimé cette rencontre, il a été honnête et a accepté ma décision. En y repenssant maintenant, on peut toujours se dire qu’il aurait été intelligent de le garder. Mais c’était il y huit ans et demi, pas la peine de ressasser le passé. Je sais qu’il a toujours été intéresé par les Rangers et a aimé entrainer ici, j’attends avec impatience de le connaitre mieux maintenant. »

« Je crois qu’il a une réputation qui le précède. Il a également une histoire commune avec Jim Schoenfeld. Ils se connaissent très bien et Jim, bien sûr, me connait très bien. Il pense que nos attentes communes et nos désirs pour cette équipe seront en adéquation. Notre approche du jeu est la même. Je sais que John travaille dur. Il est très exigeant. J’aime ça. Il va rapporter certaines de ces valeurs dans notre jeu. Nous en avons besoin en ce moment. »

Cela est certain, les choses vont être bien différentes avec Tortorella aux commandes. Sa réputation le précède et il sera intéressant de voir à quel point il peut re-motiver les troupes. S’il pouvait au moins remettre quelques joueurs, surtout nos jeunes, sur de bons rails, ce serait déjà pas mal. Après, ce sera aux joueurs de prouver de quoi ils sont capable sur la glace pour accrocher une place en playoffs. Cette équipe n’a pas besoin de grand chose pour retrouver une motivation, mais un bon coup de pied au cul de certains pourrait être bénéfique. Il reste deux matchs et une poignée d’entrainement avant la pause de quelques jours avant la date limite des échanges. Nous devrions déjà avoir un certain aperçu de la méthode Tortorella. Je suis impatient de voir quelles lignes il va proposer. S’il pouvait donner un peu plus de temps à Dubinsky sur l’aile gauche de Gomez, ce serait pas mal, cela m’a semblé bien fonctionner Dimanche. John, si tu lis ces lignes… Sather a confirmé que Jim Schoenfeld officiera en tant qu’assistant de Tortorella. Aucune information sur la durée de cet interim.

L’entretien de Sather est bien long, je ne vais néanmoins pas revenir dessus plus en détail. Je crois qu’il faut surtout se concentrer sur ce changement d’entrainement pour le moment. Pour plus d’infos, je vous invite à visiter les deux liens que j’ai posté en début d’article. Entre autres choses Sather revient sur de possibles changements dans l’effectif avant le 4 mars. N’attendons tout de même pas de gros mouvements, mais avec Sather il vaut mieux être prudent quand même. Un point important dans cet entretien, il a déclaré qu’il ne prévoyait pas d’échanger certains de nos jeunes joueurs, c’est toujours une bonne chose.

Sean Avery est toujours à  Hartford et retrouve peu à peu son niveau de jeu. Reste à savoir quels sont les plans de notre GM à son encontre, mais dans cette interview, il annonce clairement que cette affaire sera réglé d’ici une semaine. Tortorrela a tenu par le passé des propos dur à l’encontre de Avery, notamment après sa suspension et Sather est revenu là-dessus. Sa déclaration me laisse perplexe:

« John ne connait pas Sean comme nous, avec le temps il apprendra à l’aimer comme je l’ai fait. »

Avery de retour d’ici une semaine? Va savoir? Ok, j’ai peut-être un peu détourné les paroles de notre GM ce coup-ci, mais je croise les doigts pour que l’ennemi publique numéro un revienne sur Broadway. Lui  et Tortorella donnent déjà plus de gueule à cette équipe.